Méditer rime avec légèreté

Nul besoin d’être moine bouddhiste, ni un swami hindou pour méditer. Nul besoins de musique, de gling gling, d’encens ni de coussin pour pratiquer. La méditation n’est ni une affaire de religion, ni réservée exclusivement à un certain type de personne. En fait, le simple fait de prendre une grande respiration en milieu de journée, est une méditation en soi. 

La méditation, c’est ce moment que l’on prend pour revenir à soi, tout simplement. On peut méditer dans le bus, au bureau, sous la douche, en faisant du sport ou en mangeant. La simple action de méditer, c’est se concentrer sur soi, réduire les bruits de l’extérieur en prenant conscience de sa respiration. C’est de devenir un simple observateur de la folie de notre mental sans s’associer à celui-ci. C’est d’apprendre à se détacher de nos pensées et de reconnaître celles-ci comme n’étant rien de plus qu’une fabrication de notre mental. Celles-ci ne nous définissent pas , elles sont là tout simplement. 

 Toujours là? Ok, stay with me... :) 

On pourrait illustrer notre mental comme étant un petit singe fou qui vit dans notre tête. C’est celui qui nous dit qu’on est pas assez bon, pas assez beau mais aussi celui qui nous dit qu’on est le meilleur et le plus talentueux. Pourtant, que le mental dise du bien ou du mal de nous, cela ne fait aucune différence car celui-ci ne sert qu’à former qu'une image de nous-mêmes.

Le petit singe profite du fait que nous ne sommes pas attentif pour nous trimbaler à travers toute sortes de pensées et d’émotions sans notre consentement. Il peut nous amener à se remémorer une dispute et nous rendre frustré en un tour de main, alors que rien ne s’est vraiment produit dans le moment présent.

Cependant, à l’instant où l’on prend conscience que notre mental s’était égaré dans une suite de pensées sans fin, le petit singe disparaît et on reprend les commandes de nous-même jusqu’à ce que quelque chose d’autre nous rendre distrait, and here we go again... 

Méditer permet de devenir plus conscient, plus attentif non seulement à nos pensées mais aussi à nos réactions lors de différentes situations. Il ne s’agit pas de juger nos pensées ni de les analyser, il suffit simplement de reconnaître celles-ci comme n’étant rien de plus que ce qu’elles sont : des pensées. Nous ne sommes qu’un témoins silencieux observant l’agitation du mental sans pour autant s’identifier à celui-ci. Ça aide énormément à relativiser au quotidien, quand tout semble être free for all, prendre un petit instant pour revenir à soi, et l'agitation s'apaise tout à coup.

Cette pratique aide à se détacher de notre mental et à ne pas réagir de manière impulsive en fonction de l’imaginaire construit par celui-ci. Elle aide à ne pas se créer de scénario invraisemblable, à devenir victime de nos émotions et à vivre pleinement dans le moment présent. Observer le mental plutôt que d’être contrôlé par celui-ci amène énormément d’énergie, il n’y a pas de soucis, pas de passé, pas de futur, pas de dimension temporelle, pas d’illusion. 

Il n’existe qu’ici et maintenant. 

 

 

 

Elise BernierComment